Le croyez-vous, à plus de trente ans (mais moins de quarante), K. n’avait lu aucun Philip Roth.
Tags: Exit le fantôme, Roth Philip
Faute d’avoir trouvé au Virgin (seule librairie du quartier pour une K. forcée de travailler sur la plus belle avenue du monde, tu parles !) la suite du Poids des regrets, K. a acheté le dernier Henning Mankell, et elle adore.
Trois pièces en 10 jours c’est beaucoup, et peut-être trop, mais les hasards du calendrier ont fait que pour ne pas rater des pièces qu’elle voulait absolument voir, K. a enchaîné Partage de midi, La douleur et Philoctète.
Le programme a failli être encore plus chargé car K. s’est rendue compte à la dernière minute qu’Ordet et Après la répétition vivaient leurs derniers jours. Mais K. a su rester raisonnable – avec un peu d’aide de son habituel compagnon de sorties, qui n’en pouvait plus.
Chéreau d’abord. Car si K. voulait tant voir La douleur, c’était pour Chéreau et rien d’autre. Chéreau c’est le premier choc théâtral de K. (Hamlet en 1988). Chéreau c’est aussi deux des plus belles adaptations au cinéma d’une œuvre littéraire (Intimité en 2000 et Son frère en 2003). Chéreau c’est aussi un grand moment d’énervement (Ceux qui m’aiment prendront le train, 1998). Bref, pour K. aller voir une pièce de Chéreau ressemble à un premier rendez-vous. Parfois c’est le coup de foudre (Dans la solitude des champs de coton, 1995), parfois non (Phèdre, 2003).
Pour La douleur, aucune hésitation : chef d’œuvre. Un très beau texte (et K. qui a toujours eu l’impression de ne pas aimer Duras va devoir lire/relire ses classiques), une Dominique Blanc magnifique (rien à voir avec l’interprétation de Phèdre qui ne m’avait vraiment pas convaincue), une mise en scène on ne peut plus juste. Pourtant, rien n’est plus casse-gueule qu’un monologue d’1h30. Mais là, avec quelques chaises, une table, une pomme, un manteau, se dessinent tous les lieux, tous les personnages. On est pris, fascinés, suspendus. Pas d’effets de mise en scène, aucun artifice, mais on y est : quelqu’un vit, pense, souffre, s’amuse (juste un peu) sous nos yeux. C’est beau. C’est triste. Du grand théâtre.
Tags: chéreau, Dominique Blanc, duras, la douleur
Premier volume de la pentalogie « Le poids des secrets ». La suite est commandée…
Encore une excellente idée de lecture glanée sur Livres échanges, de moins en moins mis à jour malheureusement.
En achetant « Autoportrait de l’auteur en coureur de fond » de Haruki Murakami, je pensais acheter un roman, pas vraiment un essai. Essai, c’est d’ailleurs un peu exagéré, tant ce livre paraît mince, dans tous les sens du terme. Pas vraiment de construction. Un style assez banal. Un sujet dont l’intérêt est somme toute limité, sauf peut-être si on est un fan de Haruki Murakami. Bref, si vous êtes fasciné par quelqu’un capable de courir 10 kilomètres 6 jours sur 7 pendant 20 ans, ou si, pour vous, aimer un auteur c’est aimer sa vie, lisez ce livre. Sinon…
Pourquoi avoir fini le livre alors ?
1. Parce que je déteste laisser un livre en plan – même si désormais je me l’autorise (Pfft !)
2. Parce que je reste fascinée par la rigueur de Murakami, qui ne rate jamais un entraînement, qui courre un marathon par an minimum, qui pratique le triathlon de temps en temps, et qui a même tenté (et terminé) un marathon extrême de 100 km (j’ignorais même qu’un corps humain puisse supporter cela !)
3. Parce qu’il y a tout de même quelques beaux passage sur l’écriture, et que j’ai été particulièrement touchée par le point de départ de cette ascèse sportive. Car si Murakami s’est mis à courir c’est pour maintenir en état son corps d’écrivain rivé à sa table. La course est au service de l’écriture, c’est tout.
Conclusion, K. va lire très vite un « vrai » roman de Murakami, mais elle a tout de même acheté une paire de basket.
Tags: autoportrait de l'auteur en coureur de fond, littérature japonaise, Murakami Haruki
Si K. a acheté le grand succès de l’été 2009, c’est pour 2 raisons :
- elle partait une semaine en vacances avec pour seul objectif, lire, lire, lire. Programme qui suppose de mettre dans sa valise des livres très variés, en genre, taille, et ambition littéraire, afin de pouvoir enchaîner les bouquins sans risquer le danger n°1 qui guette le lecteur boulimique en province : « j’ai rien à lire, y’a rien qui me fait envie »
- elle était tombée sur un article, du Nouvel Obs ?, vantant les mérites de ce succès inattendu
Pour être tout à fait honnête, K. doit admettre que la première partie de ce « Cercle des amateurs d’épluchures de patates » ne lui a pas tant déplu que cela. Evidemment l’astuce du roman épistolaire est un peu éculée, mais permet de varier à peu de frais le style, le caractère, le vocabulaire puisque les auteurs sont officiellement différents. Et puis c’était facile à lire, ça ne cassait pas trois pattes à un canard, mais c’était entraînant, la parfaite lecture de plage, quoi ! K. n’est pas bégueule, et ne crache pas sur un roman bien ficelé qui n’a pas d’autre ambition que de faire passer un bon moment.
Malheureusement les choses se gâtent un peu une fois l’héroïne arrivée à Guernesey. Petit à petit l’intérêt de l’histoire se perd, surgit l’obligatoire histoire d’amour légèrement contrariée, et on finit par lire en diagonale, un comble pour un roman aux chapitres bien courts et au texte écrit bien gros. Bref, K. a fini par avoir très envie d’en finir, et s’est dit qu’une fois de plus on lui avait vendu comme un petit bijou un roman simpliste et passablement bâclé dont le seul mérite était de lui avoir donné l’idée de passer un week-end à Guernesey à l’occasion. L’ode aux passionnés de littérature promis s’était muée en une plaquette de l’office de tourisme de Guernesey.
Tags: Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates
Aïe, K. les livres marrants c’est pas son truc. Mais pour aider une amie, un peu perturbée ces temps-ci et qui cherche un livre qui lui laverait la tête, K. s’est creusé les méninges. Elle se souvenait bien d’un bouquin hilarant, l’histoire d’un type insomniaque amoureux de la petite amie de son frère. Elle a donné à Google quelques indices, auteur anglais, publié par 10/18, et la magie a eu lieu : Au lit ! de David Baddiel.
Et comme par hasard K. finit actuellement ce qui sera sans doute son seul livre vraiment marrant de 2009, cela fait deux idées pour le prix d’une. Vous ne vous êtes toujours pas remis d’être de retour au boulot ? Vous entretenez avec les livres un rapport maladif ? Vous ne comprenez pas que des adultes se passionnent pour Harry Potter ? Vous trouvez imbécile la révérence pour Le Grand Ecrivain ? Vous pensez qu’il n’est pas indispensable qu’un narrateur se prenne au sérieux ? Vous ne craignez pas l’absurde ? Vous estimez que si un roman n’est pas plus délirant que la vie, qui le sera ? Lisez : Le guide de l’incendiaire des maisons d’écrivains en Nouvelle-Angleterre.
Tags: au lit !, baddiel david, Brock Clarke, Guide de l'incendiaire des maisons d'écrivains en Nouvelle-Angleterre




Je suis un chat à cause du titre (K. considère avec intérêt tout roman dont le titre inclut le mot chat, voire qui porte un chat en couverture – elle a un peu honte), et à cause de Soseki, jamais lu, c’est l’occasion. La bouquineuse, pour son sujet, autre manie de K. La religion, suite à la lecture d’une note très élogieuse d’un libraire de Livres échanges. Le secret de Caspar Jacobi, parce qu’un librairie du Virgin avait inscrit une petite note particulièrement élogieuse sur ce livre, présenté, qui plus est, sur la table des classiques étrangers indispensables.
Tags: je suis un chat, la bouquineuse, la religion, le secret de caspar jacobi, soseki, willocks

