Le croyez-vous, à plus de trente ans (mais moins de quarante), K. n’avait lu aucun Philip Roth.
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Tags: Exit le fantôme, Roth Philip
Faute d’avoir trouvé au Virgin (seule librairie du quartier pour une K. forcée de travailler sur la plus belle avenue du monde, tu parles !) la suite du Poids des regrets, K. a acheté le dernier Henning Mankell, et elle adore.
K. fait durer Crash – finalement, que changeront quelques jours de plus après des années à essayer de se procurer ce livre – et reprend ses vieilles (et mauvaises ?) habitudes en lisant plusieurs livres en même temps.
Haruki Murakami fait parti de ces auteurs que je crois toujours avoir lus, et puis en fait non, rien, jamais. En plus je confonds systématiquement Haruki et Ryu, que pourtant que je n’ai pas davantage lu. Bref, il y a peu, lors d’une de mes habituelles razzias du samedi à la librairie, l’Autoportrait de l’auteur en coureur de fond était sur une des tables (au supermarché on dirait en tête de gondole), et je l’ai embarqué. Il faut dire que j’ai toujours été fascinée par la course de fond, alors – ou justement parce que – je suis incapable de courir plus de 10 minutes sans décéder, ce que d’ailleurs je dois essayer environ tous les 5 ans.
Au-delà de l’admiration pour des gens capables de dompter leur corps et leur fatigue, il me semble que cet intérêt des plus étranges remonte à un roman lu dans ma prime jeunesse. Je devais avoir 11 ou 12 ans, c’était l’été. A cette époque j’étais une lectrice compulsive qui dévorait pas loin d’un livre par jour en moyenne, souvent deux en vacances. C’était une sorte de maladie, je lisais à toute vitesse et à peu près tout ce qui pouvait me tomber dans les mains. Je ne dis pas que je ne faisais pas de différence entre Balzac et Paul-Loup Sulitzer, mais j’étais capable de lire les deux avec le même engouement. Bref, cet été là, j’ai dévoré en quelques jours les deux tomes de La grande course de Flanagan. Aujourd’hui je suis bien incapable de dire ce que valait ce bouquin, pas grand-chose sans doute d’un point de vue littéraire. Une petite recherche Google m’apprend d’ailleurs que le livre est surtout lu par des fans d’ »endurance extrême », tout un programme.
Le livre de Murakami n’a bien sûr rien à voir avec le bouquin de mon enfance, et je ne suis pas sûre non plus que cela soit une très bonne manière de découvrir l’oeuvre de Murakami. Mais c’est une pose agréable entre deux chapîtres du roman le plus saturé de sexe et de perversité qui soit. Un peu comme si après avoir picolé, fumé, baisé, torturé un chien et poussé son voisin par la fenêtre, on prenait une douche et on partait se promener en forêt.
Tags: haruki murakami

Un livre que K. veut lire depuis 1996, année du chef d’oeuvre de David Cronenberg. D’abord épuisé, le livre est resté longtemps inacessible.
Tags: ballard, cinema, crash, cronenberg
Et la question est : sera-ce aussi bien que Seul le silence ?
Tags: ellory, seul le silence, vendetta

K. n’a jamais aimé ne pas finir un livre. Ça lui arrive rarement. Elle a l’impression qu’on ne peut pas dire qu’un livre est nul – ou un film raté - avant de se l’être tapé jusqu’au bout. Heureusement, en vieillissant K. devient un peu plus souple, ou moins bêtement respectueuse de la chose publiée, et elle peut refermer un livre en cours de route parce qu’il est mauvais, super chiant, totalement sans intérêt ou vraiment écrit avec les pieds.
K. a lu 136 pages exactement d’ »Amende honorable ». C’est déjà pas mal, mais sur plus de 600 pages c’est peu. K. n’a pas arrêté plus tôt car elle avait lu quelque part un « article » qui lui avait donné super envie de le lire. Elle a oublié où, mais elle soupçonne l’un des libraires du blog Livres échanges. K. n’a pas arrêté plus tôt car en faisant une petite recherche elle a découvert qu’un tas de gens avisés trouvaient ce livre extraordinaire (il a même eu un prix, c’est dire). K. n’a pas arrêté plus tôt surtout – car il semble qu’elle ait un minimum d’indépendance d’esprit – parce que l’histoire avait l’air super (des personnages, de l’invention, des prises de position). Vraiment, K. avait envie de connaître la suite, ce qui en temps normal est plutôt un bon indicateur.
Mais le style, bordel !
K. s’est inquiétée dès la dédicace. Un garçon de 30 ans qui dédie son premier roman à ses parents, admettons que ça soit touchant. Mais le style était tellement ampoulé que K. avait presque cru à une blague. Le reste étant à peu près à l’avenant (à part quelques moments bénis où les personnages pensent simplement, ce qui pour le repos des nerfs de K. se traduit dans une écriture presque aussi limpide), K. a eu très souvent envie de jeter son livre à travers la pièce. K. a donc capitulé au bout de 136 pages de cette soupe où la prétention le dispute au ridicule. 136 pages de métaphore o-bli-ga-toi-re à chaque ligne. À chaque ligne. On sent que le Monsieur a des Lettres, mais justement, ça pue !
Tags: Julien Capron
Un vrai « page turner ». K. enrage d’être au bureau et de ne pas pouvoir sortir son livre !!!
Tags: Fernando Marias, Je vais mourir cette nuit, L'enfant des colonels

