Alors, alors, alors, c’était comment ? Aussi bien que Seul le silence ?
C’est bien, c’est vachement bien, c’est un livre comme on voudrait en lire plus souvent. Mais « Vendetta » reste loin derrière le premier livre de Ellory. C’est plus compliqué, plus ambitieux, et moins convenu que Seul le silence. Mais la force de « Seul le silence » c’était justement sa limpidité. Une histoire toute simple, racontée 1000 fois dans les polars, mais traitée là avec poésie, émotion, réflexion. Le polar s’effaçait presque derrière la littérature. On voulait savoir la suite, mais on ne voulait pas non plus que cela finisse.
Bref, si vous n’avez pas lu Seul le silence, vous devez ab-so-lu-ment réparer cette erreur monumentale. Si vous avez adoré Seul le silence, pour son style, sa charge émotionnelle, voire métaphysique, vous serez peut-être un peu déçu par Vendetta qui ressemble plus à un excellent polar un peu intello. Quant à K., elle attend le prochain R.J Ellory.

La semaine dernière, une collègue que K. aime beaucoup (cela arrive) lui a donc posé cette question. Elle ne lit jamais de polar, du coup K. ne lui a pas dit de lire « Seul le silence », qui est pourtant le bouquin qu’elle supplie tout le monde de lire depuis 2 mois
Mais surtout, cette collègue n’a jamais lu Joyce Carol Oates (cela arrive aux meilleurs), K. lui a donc parlé de « Nous étions les Mulvaney », « Confessions d’un gang de filles », « Blonde », qui sont ses premiers Oates, et qui restent finalement parmi ses préférés.